La Gare sous la pluie mais... heureuse !

La Gare sous la pluie mais... heureuse !

Si les Salons ont en commun avec les mariages d’être heureux si pluvieux, réjouissons-nous celui-ci rencontrera le bonheur. Le ciel de Brantôme fête la Saint Sicaire en déversant des litres d’eau sur les forains installés au pied de l’abbaye et, naturellement, par la même occasion sur la tête des amoureux de l’art. Qu’à cela ne tienne, les artistes de la Gare sont fidèles au poste et les valeureux visiteurs n’en faisant qu’à leur âme ne se résignent pas...

Il est vrai que, dans le Dortoir, l’atmosphère est revigorante. Sans s’être donné le mot Solenn, Grania, Susan et Camille font monter la température de quelques unités de mesure ! Hier un papa ayant eu le bon goût de partager son attrait pour l’art avec son fils de 7 ans ne savait plus comment expliquer le pourquoi et le comment des positions étranges des personnages de bronze posés sur socle ! Ils se font de gros câlins s’étranglait-il, un brin crispé. Le gamin courrait partout se moquant de la pluie qui dégringolait dehors comme de l’an 68 !

Accrochés au mur de l’abbaye , les personnages venus d’un autre espace-temps et les chats peints par Cynthia foutent la frousse ou déclenchent un sourire complice, c’est selon... Jean Claude Baisero poursuit sa route, période bleue, qui le conduit droit vers le Paradis ! Si un jour, les audacieuses autorités religieuses avaient la bonne idée de lui offrir la voute d’une église en phase de rénovation, les visions et interprétations charnelles et bibliques qu’il accoucherait sur la paroi l’y propulseraient tout schuss. Quant aux huiles et aux encres de Nelly, toujours dans une sobriété surréaliste qui lui est propre, elles apportent la preuve, si besoin en était, que la sensualité n’est pas l’apanage des êtres de chair et de sang. La courbe d’une colline et la silhouette d’un arbre sont déclencheurs d’émotions...
Il pleut, certes, et alors ! Heureux...